Cette page est en français. L'application One More Draft est actuellement en anglais : vous pouvez écrire dans la langue de votre choix, mais les menus et les outils s'affichent en anglais. Voir ce guide en anglais.
Vu de l'extérieur, le format de scénario a l'air tatillon — les majuscules, les marges, le Courier. Mais il existe pour une raison : un scénario est un document industriel. Tout le monde en aval (comédiens, directeurs de production, plannings) lit la même page de la même façon, et une page correctement formatée correspond à peu près à une minute à l'écran.
Le format est aussi le premier test de crédibilité. Un lecteur sait en une demi-page s'il tient un scénario ou un document déguisé en scénario, et de mauvaises marges vous coûtent de la bienveillance avant même votre première scène.
L'EN-TÊTE DE SCÈNE (ou slugline) : INT. ou EXT., le lieu et le moment de la journée — INT. CAFÉ - JOUR. C'est une instruction pour la caméra et l'équipe, en majuscules. L'ACTION : la description au présent de ce qu'on voit et entend. Sobre et aérée — le blanc, c'est du rythme. LE NOM DE PERSONNAGE : celui qui parle, en majuscules, au-dessus de sa réplique.
LE DIALOGUE : les mots prononcés, dans une colonne plus étroite sous le nom. LA DIDASCALIE : une brève indication de jeu entre le nom et la réplique — à utiliser avec parcimonie ; les comédiens le remarquent. LA TRANSITION : des instructions de montage comme CUT TO:, alignées à droite — le plus souvent inutiles dans un spec, puisqu'un nouvel en-tête de scène implique déjà la coupe.
Du Courier 12 points, des marges d'environ 2,5 cm, le dialogue dans sa colonne plus étroite — c'est ce qui produit le calcul une page/une minute sur lequel tout le monde budgète. Un long métrage en spec fait entre 90 et 120 pages ; éloignez-vous nettement de cette fourchette et le nombre de pages devient lui-même une remarque.
N'écrivez que ce que la caméra peut voir ou ce que le public peut entendre. Le monologue intérieur, le passé des personnages et la texture romanesque relèvent de la prose ; sur une page de scénario, ce sont des poids morts. Quand un personnage parle de part et d'autre d'une coupe, le (CONT'D) après son nom indique au comédien que la réplique continue — un bon logiciel s'en charge pour vous.
Plus personne ne formate à la main. Un éditeur de scénario garde les éléments typés et alignés à mesure que vous écrivez — Tab et Entrée vous font passer de l'un à l'autre — de sorte que les choix d'écriture restent les vôtres et que les marges restent le problème du logiciel. Importez et exportez dans les formats que l'industrie échange (PDF, Final Draft, Fountain) et le document survit à chaque étape.
Un éditeur de scénario professionnel — mise en forme aux normes de l'industrie, planification des beats et l'accompagnement de Quill intégré. Gratuit pour commencer ; importez PDF, Final Draft ou Fountain.
Écrivez dans l'éditeur de scénario One More Draft